Boulon de charpente

À priori, rien ne ressemble plus à un boulon qu’un autre boulon ! Il faut pourtant y regarder de plus près car, pour ne considérer que le domaine de la charpenterie, on utilise des boulons différents pour les structures en bois et les charpentes métalliques.

Ils ne répondent pas aux mêmes normes, ont des caractéristiques mécaniques différentes et nécessitent des pratiques professionnelles distinctes. Faisons une revue de détails.

La résistance d’un assemblage de pièces de bois par boulons est déterminée par :

  • l’épaisseur du bois :
  • le diamètre des boulons ;
  • la direction de l’effort par rapport au fil du bois.

À noter : le mode de montage du boulon joue un rôle sensible dans cette résistance.

Boulons de charpente métallique

À noter : le décret 92647 rend obligatoire le marquage CE pour les boulons de charpente métallique.

Les fixations dédiées aux structures métalliques ont fait l’objet d’études et de normalisation extrêmement poussées. Il s’ensuit une gamme de boulons en acier brut, zingué blanc, galvanisés à chaud ou inox, beaucoup plus large et surtout plus technique.

Ils sont catégorisés par ordre croissant de résistance à la traction par rapport à une valeur d’allongement déterminée. Classes de qualité : 4.6, 4.8, 5.6, 5.8, 6.8, 8.8, 10.9 et 12.9

Par souci sécuritaire, la directive européenne DPC 89/106/CEE harmonise et réglemente les caractéristiques des produits entrant dans la composition des ouvrages à structure métallique. Les boulons doivent ainsi satisfaire à ces exigences et comporter obligatoirement un marquage CE.

La norme « NF 070 – Boulonnerie de constructions métalliques » comporte des exigences complémentaires pour les travaux effectués dans notre pays :

  • ensemble vis/écrous issus du même fabricant ;
  • numéro de lot gravé sur le boulon ;
  • couple de serrage imprimé sur chaque emballage ;
  • conservation décennale des analyses et des essais du produit.

Bon à savoir : les distributeurs de produits de haute technicité (boulons HR, HRC et SB NF), sont obligatoirement soumis à un agrément. Cette mesure assure la traçabilité complète du produit depuis sa fabrication jusqu’à l’utilisateur final.

Norme EN 14399 : 3 modes de serrage

Aux termes de cette norme, les caractéristiques du boulon déterminent une classe K qui conditionne le mode de serrage sur site :

  • Les boulons classés K0, pour lesquels la valeur du coefficient K n’est pas définie, sont inadaptés au serrage par clé dynamométrique.
  • Les boulons de classe K1, dont le coefficient K est compris entre deux valeurs déterminées, doivent subir un pré-serrage à la clé dynamométrique. Ensuite, l’écrou doit subir un angle de rotation défini.
  • Les boulons classés K2, qui comportent un coefficient K défini pour chaque lot, sont la seule classe à pouvoir être serrée au couple ou par toute autre méthode contrôlée.

Norme NF EN 15048 : de nouvelles exigences

Cette norme remplace depuis mai 2010 tous les textes antérieurs en matière de boulons non précontraints.

Le fabricant doit attester l’aptitude de ces produits à cet usage par un sigle « SB » inscrit sur les vis et les écrous en complément du marquage CE :

  • Toutes les longueurs, dans les diamètres M12 à M36, sont concernées par cette mesure, dans les classes de 4.6 à 10.9. Seule la classe 12.9 n’y est pas soumise.
  • Vis et écrous doivent répondre aux caractéristiques dimensionnelles de la norme.
  • Le retaraudage est strictement prohibé.
  • La résistance du couple vis/écrou doit être conforme aux efforts de traction définis par la norme.
  • Vis et écrous doivent être commercialisés dans un même emballage scellé et non ouvert. Ils peuvent toutefois être livrés séparément, sous la responsabilité du seul fabricant.
  • L’étiquetage doit comporter les mentions légales (lettres SB, numéro du lot, identification du fabricant).
  • On doit pouvoir lire sur chaque vis et écrou, la classe de qualité, l’identification du fabricant et le sigle « SB ».

Avez-vous besoin d'un devis gratuit ?